• histoire à mémoriser

    Voici une leçon d'histoire pour mémoire:

    République 1900 - 2003 http://taniko.free.fr/
     
    1900: Jésus Christ se présente à une femme nommée Renilahy à Manolotrony près de Tsienimparihy, Fianarantsoa. Les "Dix Commandements" sont écrits sur ses dix doigts. Comme épreuves initiatiques, elle meurt pendant six jours et ressuscite: elle sera désormais appelée Ravelonjanahary ("que le Seigneur fait vivre"). Elle est "instruite au Ciel" par le Christ pendant trois mois avant sa mission évangélique. 
    1912: L'ensemble comorien (dont Mayotte) devient une province de la colonie de Madagascar: c'est le régime de Madagascar et Dépendances. 

    25 Décembre 1912: Prévenue par le Seigneur, Ravelonjanahary subit la même mort que celle du Christ pendant 3 jours au bout desquels elle se lève devant des témoins de sa paroisse à Manolotrony (protestants de la London Missionary Society). 

    Le Général Galliéni institue l'indigénat et le SMOTIG (Service de la Main d'Oeuvre pour les Travaux d'Intérêt Général), travaux forcés d'une main-d'oeuvre non rémunérée pour construire les infrastructures routières et ferroviaires, ainsi que les ouvrages d'art. Des "coolies". chinois sont importés par intervalle pour compléter les effectifs. 

    1913: Formation de la société secrète V.V.S. ou Vy, Vato, Sakelika (Fer, Pierre, Ramification) par de jeunes intellectuels, dont Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Elle forge les premiers concepts nationalistes modernes de ses 2.000 membres répartis dans les grandes villes de l'Imerina et à Toamasina (Tamatave, port principal du pays). Accusés de complot contre la France, ses dirigeants sont condamnés à de lourdes peines de prison en 1915. Le 13 Mai 1929, Antananarivo vit une journée de fièvre nationaliste. Les années '30 voient la naissance d'un syndicalisme que le Front populaire reconnait, en même temps que les partis politiques autochtones. 

    1920: Le mouvement anti-colonialiste trouve son avocat en la personne de Jean RALAIMONGO. 

    1928: Baba Rajaofera, fils de Pasteur à Vatotsara Antsirabe, est suscité par le Saint Esprit et guérit miraculeusement le Pasteur Rajaonesa de Mandoto atteint de pneumonie double. 

    08 Septembre 1929: Au cours de sa prédication à Antananarivo, coïncidant avec la fête de l'Alakaosy célébrée par les païens, l'Esprit Saint se manifeste de nouveau au Temple protestant d'Ambohimanarina pour combattre le culte rendu au célèbre Vazimba Andriambodilova devant des milliers de témoins prévenus par les journaux. 

    1940: Les colons restent fidèles au maréchal Pétain, mais les troupes sud-africaines et britanniques débarquent dans l'île en 1942, et la remettent aux forces de la France libre l'année suivante. 

    01 Août 1941: Volahavana Germaine connue sous le nom de "Nenilava" reçoit directement du Christ l'ordre de guérir miraculeusement la fille de son mari atteinte de possession démoniaque. Elle sera dotée d'un don de prophétie et propagera la foi chrétienne dans le monde entier. 

    Février 1946: Naissance du MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache).. Madagascar devient un territoire d'Outre-Mer au sein de l'Union française. Ce parti prône l'indépendance de l'île, gagne toutes les élections et envoie à l'Assemblée constituante française trois députés: Dr. Joseph RAVOAHANGY Andrianavalona, Dr. Joseph RASETA, et Jacques RABEMANANJARA. 

    1946: L'ensemble "Territoire des Comores" est détaché définitivement de Madagascar. 

    06 Août 1946: Création du PADESM (Parti des Déshérités de Madagascar), "à l'instigation" des administrateurs français, dit-on, pour contrer la vélléité d'indépendance du MDRM. 
    26 Août 1946: Le Christ se révèle à Dadatoa Daniel Rakotozandry, Pasteur de Farihimena à 24 km de Betafo, Antsirabe, et lui permet de ressusciter sa nièce décédée. 

    29 Mars 1947: Cette nuit-là éclate une insurrection contre la colonisation qui embrase la façade orientale de l'île, et s'étend à de nombreuses régions: la dure répression par la force coloniale, composée principalement de tirailleurs sénégalais et marocains, fait 90.000 morts, avant d'être écrasée en Décembre 1948, après des exécutions sommaires et des mascarades de procès au Palais du Premier Ministre à Andafiavaratra.. Malgré tout, l'exemple malgache fait son chemin et inspire d'autres pays comme le Vietnam et l'Algérie. 

    1954: Echec de la guerre menée par la France en "Indochine française" (Vietnam). 

    1956: L'Algérie, Département français bénéficiant d'une aide substantielle de la France pour son développement se soulève et conteste son statut, quoique privilégié. 

    Juin 1956: Loi n° 56-619 dite "Loi-Cadre", ou "Loi DEFERRE" votée en France et autorisant le gouvernement français à mettre en oeuvre des réformes et à prendre des mesures propres à l'évolution des territoires relevant du Ministère de la France d'Outre-Mer, à la gestion de leurs intérêts propres, puis à la décentralisation administrative: malgachisation progressive des postes administratifs, conseils de province, conseil de gouvernement. 

    04 Avril 1957: Promulgation du decret portant réorganisation de Madagascar. La Loi-Cadre devient effective pour le pays dès le 17 Avril 1957. 

    13 Mai 1958: Manifestations populaires en France, entraînant l'ascension du Général de Gaulle au pouvoir et l'avènement de la Vème République. 

    02 Juin 1958: Investiture du Général de GAULLE à la présidence du Conseil. Il préparait la nouvelle Constitution de la Vème République en consultant les principaux leaders d'obédience francophone des territoires d'Outre-Mer, en particulier Houphouët Boigny (Côte-d'Ivoire), Léopold Sedar Senghor (Sénégal), et Philibert TSIRANANA (Madagascar). 
    Il sera dégagé de cette Constitution un grand ensemble politique, économique, social et culturel dans le cadre d'une fédération. Mais le mot "fédération" va être remplacé par celui de "Communauté" après une proposition de Philibert Tsiranana, Vice-Président du Conseil de gouvernement de Madagascar. 

    22 Août 1958: Discours solennel du Général de Gaulle au stade de Mahamasina (Antananarivo): 'Demain, vous serez un Etat, comme vous l'étiez lorsque ce Palais (de la Reine) était habité", déclarait-il. 

    28 Septembre 1958: Contrairement à l'institution de l'Union française, la "Communauté française" issue de la nouvelle Constitution de la France est soumise à Réferendum, à cause du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à l'auto-détermination proclamé à l'ONU. 

    Le Général de Gaulle appelait tous les territoires d'Outre-Mer à voter POUR ou CONTRE cette Constitution, en précisant que le territoire qui voulait son INDEPENDANCE intégrale et immédiate pouvait l'obtenir en votant "NON", mais s'il désirait rester dans la Communauté définie par la Constitution, il aurait à voter "OUI". 

    Les Malgaches ont voté "OUI" par 1.363.059 voix contre 392.557 "NON". Madagascar fit ainsi son entrée comme Etat membre de la Communauté française, tout en étant le second territoire d'Outre-Mer (après la Guinée de Sékou Touré qui avait dit "NON") à avoir donné le plus de "NON". 

    Il faut noter l'existence, à l'époque, de 2 courants politiques divergents dans l'Ile: 
    1°) Les partisans du OUI, au sein desquels existait une divergence d'opinion quant au futur statut après la victoire du OUI (bien que toutes deux soient pro-françaises): celui dirigé par Norbert ZAFIMAHOVA réclamait la DEPARTEMENTALISATION (appuyés par les colons français), et l'autre pour une "AUTONOMIE interne" avec Philibert TSIRANANA en tête (fondateur du PSD - Parti Social Démocrate). 

    2°) Les partisans du NON avec, d'un côté, le Pasteur Richard ANDRIAMANJATO, chef du Parti AKFM (Antokon'ny Kongresin'ny Fahaleovantenan'i Madagascar) ou Parti du Congrès pour l'Indépendance de Madagascar (tenu à Tamatave en 1958), fusion de 5 partis politiques de moyenne envergure, et de l'autre le MONIMA ou Mouvement National pour l'Indépendance de Madagascar dirigé par MONJA JAONA, Maire et Conseiller provincial de Tuléar, qui demandaient l'INDEPENDANCE totale de Madagascar. 

    14 Octobre 1958: Proclamation de la République de Madagascar à l'issue du Congrès des Assemblées provinciales présidé par le leader politique du Sud, Norbert Zafimahova concurrent direct de Philibert Tsiranana (originaire du Nord-Ouest) à la Présidence de la République. La loi d'annexion du 06 Août 1896 fut déclarée caduque par le Haut Commissaire SOUCADAUX. 

    16 Octobre 1958 L'Assemblée Constituante et Législative provisoire, présidée par Norbert Zafimahova élabore la Constitution du jeune Etat dont l'Exécutif fut assuré par un Gouvernement provisoire présidé par Philibert Tsiranana. 

    29 Avril 1959: Adoption de la Constitution de la première République de Madagascar. 

    01 Mai 1959: Philibert Tsiranana avait recueilli 113 voix sur 113 des suffrages exprimés pour devenir le premier Président de la République pour 7 ans. La devise de l'Etat était: "Fahafahana, Tanindrazana, Fandrosoana" (Liberté, Patrie, Progrès). 

    10 Mai 1959: Le gouvernement provisoire prit fin, et le premier gouvernement entra en fonction. 

    02 Avril 1960: Les accords relatifs à l'indépendance de Madagascar et Dépendances furent ratifiés par l'Assemblée Nationale française le 09 Juin et par le Sénat le 16 Juin 1960. 

    26 Juin 1960: Proclamation solennelle de l'Indépendance de Madagascar. 
    27 Juin 1960: Signature à Antananarivo des accords de coopération par Philibert Tsiranana et Jean Foyer, Sécrétaire d'Etat aux Relations avec les Etats de la Communauté française. 

    04 Septembre 1967: le Congrès du PSD demandait ouvertement la nécessité d'une révision des accords avec la France. 

    Janvier au 25 Mai 1970: Le Président Tsiranana est évacué et soigné à l'Hopital de la Salpêtrière à Paris pour troubles hémiplégiques. Course au pouvoir chez les "pseudo-dauphins". Durant son absence, l'intérim de la Présidence est assuré par un "TROIKA": le Vice-Président du Gouvernement TSIEBO Calvin, Ministre sans portefeuille (qui n'avait, toutefois, pas le rôle d'un Premier Ministre), RESAMPA André, Ministre de l'Intérieur et Secrétaire Général du puissant PSD, et RABEMANANJARA Jacques, Ministre des Affaires Etrangères. 
    Ce dernier représentait les tendances libérales et chrétiennes, alors que Resampa, "homme fort" du régime penchait pour accentuer socialisme et laïcisme. 

    Novembre 1970: Premiers accords économiques, culturelss et techniques signés avec Pretoria (Afrique du Sud: régime de l'apartheid). 

    Février 1971: Dissolution du gouvernement et formation d'un nouveau: Resampa André est nommé non plus premier, mais 2ème Vice-Président du Gouvernement et Ministre d'Etat à l'Agriculture, mais non plus Ministre de l'Intérieur comme auparavant, ce poste étant cumulé par le Président Tsiranana en plus de celui de la Défense.. 

    01 Avril 1971: Révolte sanglante dans le Sud faisant plus de 1.000 morts: le parti politique MONIMA accusé de complot "maoïste" et d'agitateur; son chef MONJA Jaona fut mis en prison. Les paysans se sont révoltés à cause des exactions commises par les autorités locales pour le recouvrement des impôts (impôt sur les boeufs et impôt sur la capitation). Tsiebo étant originaire du grand Sud (Betroka) et Resampa du Sud-Ouest (Morondava), cette affaire créa une grave scission au sein du parti au pouvoir. 

    01 Juin 1971: Mr. Resampa est arrêté, déchu de ses fonctions et mis en résidence surveillé à l'île Sainte Marie. Il est accusé par le Président Tsiranana d'être de mèche avec les Etats Unis d'Amérique et de comploter contre l'Etat: l'ambassadeur de ce pays, Mr David MARSHALL, est declaré "personnae non grata" et prié de quitter le pays. 

    30 Janvier 1972: Philibert Tsiranana est réélu Président de la République avec 99,8% des suffrages exprimés. 

    Février 1972: Grève de l'Ecole de Médecine de Befelatanana à Antananarivo. 

    Avril 1972: L'AUPELF, ou Association Universitaire Partiellement ou Entièrement de Langue Française, tient ses assises à l'Université de Madagascar dont les étudiants déclenchent aussi leur grève. Les élèves des Lycées et des Collèges de la Capitale grossiront par solidarité les rangs des grévistes du 24 au 30 Avril 

    13 Mai 1972: Dans la nuit du 12 au 13 Mai, le Gouvernement envoya en déportation au bagne de l'île de Nosy Lava 400 protestataires, après un Conseil restreint des Ministres présidé par le Président Tsiranana à Ranomafana-Ifanadiana, où il était en cure. 
    Le lendemain 13 Mai, les syndicalistes se joignirent aux étudiants pour former une très vaste manifestation sur l'Avenue de l'Indépendance, baptisée par la suite "Place du 13 Mai". Répression par les armes des F.R.S. (Forces Républicaines de Sécurité): 34 morts dont 10 parmi les forces de l'ordre. L'armée refusait de prendre part à la répression, mais fut appelée par la population pour prendre le pouvoir auquel on reprochait sa politique "néo-colonialiste". 

    18 Mai 1972: Le Général Gabriel RAMANANTSOA, Chef de l'Etat-Major de l'Armée Malgache est investi des pleins pouvoirs par le Président Tsiranana, et rendait public, le 27 Mai, la composition du nouveau Gouvernement avec 5 militaires et 6 civils (11 personnes en tout, par opposition aux précédents gouvernements avoisinant la trentaine). 

    Le Général Ramanantsoa cumulait avec son poste de Premier Ministre les fonctions de Ministre de la Défense Nationale et des Forces Armées, et celles du Plan. Les 4 autres Officiers du gouvernement étaient: le Colonel Richard RATSIMANDRAVA, Ministre de l'Intérieur; le Capitaine de Frégate Didier RATSIRAKA, Ministre des Affaires Etrangères, le Général Gilles ANDRIAMAHAZO, Ministre de l'Aménagement du Territoire, le Lieutenant-Colonel Joël RAKOTOMALALA, Ministre de l'Information. 

    Les 6 civils étaient: le Dr. Emmanuel RAKOTOVAHINY, Ministre du Développement Rural, le Dr. Justin MANAMBELONA, Ministre des Affaires Culturelles, le Professeur Albert ZAFY, Ministre des Affaires Sociales, Mr ANDRIANADA, Ministre de la Justice, Mr. Albert Marie RAMAROSON, Ministre de l'Economie et des Finances, le Pasteur Daniel RAJAKOBA, Ministre de la Fonction Publique et du Travail. 

    08 Octobre 1972 Validation de l'option populaire et du programme gouvernemental par voie de référendum et élection des membres du Conseil National Populaire pour le Développement (CNPD). 
    Le gouvernement Ramanantsoa s'est voulu "apolitique": l'équipe étant constitué d'hommes sans étiquette, mais reconnu pour leur probité. Il n'en demeure pas moins que les ministres, à qui le Chef de gouvernement avait donné une large autonomie d'action dans leur domaine respectif, avaient chacun leur tendance politique: les uns de tendance plutôt libérale, les autres assez progressistes, les autres encore foncièrement révolutionnaires. 

    27 Décembre 1972: MANANDAFY Rakotonirina, ancien théoricien et Secrétaire Général du Monima, crée le parti MFM (ou "Mpitolona ho an'ny Fanjakan'ny Madinika"). 

    Juin 1973: Le Ministre des Affaires Etrangères, Didier Ratsiraka dirigea la délégation malgache pour négocier de nouveaux accords de coopération franco-malgaches: Madagascar quitte la zone franc. Des relations diplomatiques sont nouées avec les pays socialistes, les relations avec l'Afrique du Sud et Israël ayant été rompues. 

    Ramanantsoa conciliait difficilement les diverses tendances au sein de son gouvernement. L'armée elle-même était divisée: une mutinerie se produisait en Décembre 1974. 

    21 Janvier 1975: Le Colonel Bréchard RAJAONARISON, impliqué dans un précédent complot semble-t-il, se réfugiait au G.M.P. (Groupe Mobile de Police, ancien F.R.S.) avec un groupe de mutins. 

    25 Janvier 1975: Le Général Ramanantsoa destitua son gouvernement. 

    05 Février 1975: Ramanantsoa remet les pleins pouvoirs au Colonel RATSIMANDRAVA. Ce dernier présente le soir même son gouvernemet composé de 6 militaires et de 9 civils, suivant la ligne de conduite de Ramanantsoa en formant un gouvernement apolitique chargé de développer le pays sur la base du "FOKONOLONA", communauté villageoise traditionnelle de la société malgache, siégeant en assemblée dans le cadre d'une restructuration du monde rural, en vue de la "maîtrise populaire du développement". 

    11 Février 1975: La voiture du nouveau Chef de l'Etat tombait dans une embuscade alors qu'il rentrait chez lui, et il fut assassiné ce soir-là par une rafale de balles: il n'avait été Président que pendant SIX jours. 

    La même nuit, au milieu de l'affolement général, le doyen du Cabinet de Ratsimandrava, le Général ANDRIAMAHAZO constituait un Comité National Militaire de Salut Public (Directoire Militaire) composé de 18 Officiers et imposait la loi martiale pour ramener le calme dans le pays. 

    13 Février 1975: Les activités des partis politiques sont suspendues. Le Directoire assurera la continuité en matière de relations extérieures et respectera tous les engagements et accords internationaux signés antérieurement par la République Malgache. 

    21 Mars 1975: Ouverture du procès de l'assassinat de Ratsimandrava au Palais de Justice d'Anosy: 296 personnes ont été inculpées, parmi lesquelles l'ancien Président Philibert TSIRANANA, l'ancien Ministre de l'Intérieur, RESAMPA, Secrétaire Général du P.S.M (Parti Socialiste Malgache qu'il créa après sa déportation à Sainte Marie), le Colonel Roland RABETAFIKA (premier Officier arrivé sur les lieux du crime: il était Directeur Général du Gouvernement de Ramanantsoa et habitait le quartier où l'attentat avait eu lieu), et le chef des mutins le Colonel Bréchard RAJAONARISON. 

    Juin 1975: Le verdict rendu condamnait 3 comparses à 5 ans de travaux forcés et acquittait tous les autres inculpés. Toute la lumière ne fut pas faite sur cette affaire. 

    15 Juin 1975: Les 18 membres du Directoire Militaire élirent le Capitaine de Frégate Didier RATSIRAKA Président de la nouvelle institution qui vient d'être créée: le Conseil Suprême de la Révolution (connu sous le sigle C.S.R.). 

    16 Juin 1975: Nationalisation de toutes les banques et sociétés d'assurances opérant à Madagascar, nomination des 8 militaires membres.du CSR, en sus de son président: Lt-Colonel Joël Rakotomalala, Lt-Colonel, Jaona Mampila, Commandant Fernand Patureau, Commandant Désiré Rakotoarijaona, Commandant Martin Rampanana, Capitaine Ferdinand Jaotombo, Capitaine Jean de Dieu Randriantanana, Capitaine Max Marson, 
    et formation d'un gouvernement de 12 membres (le Ministère de l'Intérieur étant cumulé par le CSR Jaona Mampila). 

    21 Décembre 1975: Reférendum pour consacrer la mise en place de la IIème République (la R.D.M. ou République Démocratique de Madagascar), la nouvelle Constitution et la Charte de la Révolution socialiste malgache, le "Boky Mena" ou Livre Rouge. Le Front National pour la Défense de la Révolution (FNDR) intègre les partis politiques et organisations révolutionnaires qui adhèrent à la Charte: ce sont l'AREMA (Avant-Garde de la Révolution Malgache, parti créé par Didier Ratsiraka dont il en est le Secrétaire Général); l'AKFM-KDRSM, le MONIMA, le VONJY Iray Tsy Mivaky.du Dr. Marojama Razanabahiny, l'UDECMA de Solo Norbert Andriamorasata (Union des Démocrates Chrétiens). La tendance est à la création d'un Parti unique à Madagascar. 
    L'AKFM admet qu'il y a un "vide politique" que les nombreux partis du moment n'arrivent pas à combler. Il ne maintient plus le "socialisme scientifique à la soviétique" mais veut participer à la recherche d'un type d'action socialiste adapté aux réalités malgaches. 

    30 Décembre 1975: Cérémonie d'investiture du Président Ratsiraka comme Chef d'Etat: il s'agit pour le Front NDR de mettre en oeuvre, notamment dans les domaines de l'enseignement et de l'économie, les revendications de 1972, démocratisation, malgachisation et décentralisation. Les biens français et les secteurs économiques vitaux sont nationalisés. l'Etat s'endette et pratique la politique "d'investissements à outrance". 

    Juin 1977: Elections législatives: le parti AREMA obtient 112 députés sur 137 sièges. 
    Le MONIMA quitte le Front NDR et se scinde en deux: l'aile de Monja Jaona voyait en l'actuel président Ratsiraka le principal "ennemi" à écarter coûte que coûte, arguant qu'elle a le soutien du peuple qui est disposé à recourir aux moyens violents pour faire aboutir leurs idées. Le nouveau parti Vondrona Sosialista Monima (VSM) dirigé par Remanindry Jaona soutient que l'ennemi n'est pas Ratsiraka, mais les capitalistes étrangers et ceux nationaux qui veulent conquérir le pouvoir afin de contrarier "l'avancée de la révolution socialiste" 

    1977: Arrestation de 3 officiers de la gendarmerie et de l'armée pour complot et atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat: le commandant ANDRIAMAHOLISON Richard ex ministre de l'Information et du Tourisme), le Capitaine RAKOTONIRINA Marson ex aide de camp du Général RAMANANTSOA, et le Capitaine RAKOTO ABEL. 

    Les contrecoups de deux crises pétrolières et la chute des cours des matières premières entraînent rapidement une régression de la démocratie, et la corruption revient au galop. Instauration d'une économie de pénurie au début des années 1980. 

    20 Janvier 1980: Création du F.F.K.M. (Fiombonan'ny Fiangonana Kristiana eto Madagascar) ou Conseil des Eglises Chrétiennes de Madagascar, créé à l'église d'Isotry Fitiavana. 

    1982: Des difficultés de tous genres contraignent le gouvernement à engager des négociations avec les institutions internationales et à adopter une politique d'ajustement structurel. La collecte et la distribution des produits agricoles, en particulier le riz, sont libéralisées, engendrant une hausse substantielle des prix de denrées de base que l'Etat, en "bon élève du FMI", ne peut plus subventionner. 
    Les dévaluations successives entraînent un appauvrissement général et son corollaire, le mécontentement populaire. Certains partis au sein du Front réclament des changements de ce dernier pour s'adapter aux réalités. 

    1983: Jugement rendu par le tribunal contre les 3 officiers arrêtés en 1977: le commandant ANDRIAMAHOLISON Richard, le Capitaine RAKOTONIRINA Marson et le Capitaine RAKOTO ABEL sont condamnés à la déportation à perpétuité. 

    29 Avril 1989: Le Pape Jean Paul II célèbre une messe oecuménique à la cathédrale d'Andohalo. Durant sa visite à Madagascar, il procéda à la béatification de la Bienheureuse Victoire Rasoamanarivo, nièce de l'ancien Premier Ministre Rainilaiarivony. A cette occasion, l'Eglise Catholique transféra son corps dans la Chapelle sise devant le portail de la Cathédrale d'Andohalo. 

    1990: Les forces d'opposition créent le Conseil Permanent des Forces Vives pour demander un changement de régime. De nouvelles organisations politiques ont vu le jour: GRAD-Iloafo du Pr Willy Léonard et Rabetsitonta Ratovonanahary, CSDDM de Mr Francisque Ravony, AKFM-Fanavaozana du Pasteur Richard Andriamanjato, UNDD du Dr. Emmanuel Rakotovahiny, VVSV de Daniel Ramaromisa, PRM de Roger Ralison, RPSD de Pierre Tsiranana, Fihaonana de Guy Willy Razanamasy 

    1990: le commandant Andramaholison Richard, le Capitaine Rakotonirina Marson et le Capitaine Rkoto Abel sont libérés après 13 ans de détention pour avoir milité pour la libération de leur pays 

    10 Novembre 1990: Première apparition de la Vierge Marie à un paysan, Raharimanana Patrice (ou Ra-Patrice) à Andasibe Andriamenakely, au nord-est d'Antananarivo. La deuxième apparition eut lieu le 29 Mars 1991 à Anosivolakely, ainsi que celles (une bonne dizaine) qui vont suivre. Son message pour l'humanité: égoïsme, cupidité, vanité et plaisirs charnels excessifs sont des fléaux qu'il faut combattre, sinon des évènements graves surviendront avec la pauvreté, pour les Malgaches en particulier. 

    08 Juillet 1991: La grève générale est décrétée par les Forces Vives dans tout le territoire. 

    10 Août 1991: Les manifestants marchent sur le Palais d'Etat d'Iavoloha pour exiger la démission du Président. L'Amiral Ratsiraka ordonne au régiment de la sécûrité présidentielle de tirer sur la foule, faisant une centaine de morts et de blessés. 

    31 Octobre 1991: Par la Convention dite de "Panorama" (nom de l'Hotel où les négociations et la signature ont eu lieu), le Président Ratsiraka accepte la création d'une Haute Autorité de l'Etat (H.A.E.) et d'un gouvernement de transition dirigé par le pharmacien Guy Willy RAZANAMASY. 
    Nomination des 11 membres de la Haute Cour Constitutionnelle (H.C.C.): 
    - quota du Président: 1) Victor Boto, 2) Honoré Rakotomanana, 3) Berthe Rabemahefa, 4) Georges ThomasIndrianjafy; 
    - quota de la H.A.E.: 1) Norbert Lala Ratsirahonana, 2) Rakivolaharivony Jeanine Hortense, 3) Imboty Raymond, 4) Florent Rakotoarisoa, 5) Jean Michel Rajaonarivony 
    - quota du Premier Ministre: 1) Jules Mananjara, 2) Dieudonné Andriantsihofa Rakotondrabao 

    1992: Création de l'Association LEADER-Fanilo de Herizo Razafimahaleo qui prône le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique, pour faire de la politique "autrement". 

    Août 1992: Adoption par referendum d'une nouvelle Constitution èquilibrant les pouvoirs entre un président élu au suffrage universel, et une Assemblée nationale "souveraine". 

    Février 1993: Elections présidentielles: le candidat des Forces Vives, le Professeur de médecine Albert ZAFY, ancien ministre du Général Ramanantsoa, gagne les élections sous l'étiquette des Hery Velona (Forces Vives) et devient Président de la IIIème République. 

    L'Amiral Didier Ratsiraka choisit "l'exil volontaire" à Paris avec sa famille. 

    Le Président ZAFY affirme privilégier la lutte contre la pauvreté et vouloir faire du pays un "dragon économique de l'Océan Indien", mais les conflits qui l'opposent au Premier Ministre et aux députés entraînent une instabilité telle qu'en trois ans à peine se succèdent huit gouvernements et trois Premiers Ministres. (l'avocat d'affaires Francisque RAVONY, le Dr Vétérinaire Emmanuel RAKOTOVAHINY, et l'ancien Président de la Haute Cour Constitutionnelle Norbert Lala RATSIRAHONANA). 

    Les conditions de vie de la population ne cessent de se détériorer: le gouvernement, sur les conseils du FMI, optent pour le "flottement de la monnaie" qui perd 60% de sa valeur, la corruption gagne du terrain. L'Etat est pressé par la Banque Mondiale de se désengager du secteur productif. le gouvernement entame la politique de privatisation. Les investisseurs étrangers s'implantent dans le pays et les zones franches se développent rapidement. Le Premier Ministre de la Transition Guy Willy Razanamasy devient Maire de la capitale. 

    Septembre 1995: le capitaine Rakotonirina Marson est décédé à TANA il a été amnistié et nommé 
    colonel. 
    Second semestre 1996: L'Assemblée Nationale vote l'empêchement du Président Zafy. Le Premier Ministre Ratsirahonana Norbert devient Chef d'Etat par intérim et assure l'organisation des élections anticipées (il a aussi crée son parti dénommé AVI, ou "Asa Vita no Ifampitsaràna"). Apparition de nouvelles organisations politiques: TEZA de Moks Ramandimbilahatra, MASTERS de l'ancien Ministre Alain Ramaroson, GRAM de José Vianey, AFFA de l'ancien Président Albert ZAFY, AVAMAMI de Serge Zafimahova . 

    31 Janvier 1997: L'Amiral Didier Ratsiraka est réélu à une majorité "controversée" (moins de 2% d'écart avec son concurrent direct, le Pr. Zafy) pour son quatrième mandat, en ayant proposé un modèle de développement alternatif pour une "République humaniste et écologique", et promettant la construction de 35.000 logements. Les principaux candidats en sus de l'Amiral étaient Albert Zafy, Norbert Lala Ratsirahonana , Herizo Razafimahaleo. Déception parmi les jeunes artisans de sa victoire dont José Andrianoelison, président du CERES (Cercle d'Etudes et de Rélexion économiques et social) qui aspirait, selon les rumeurs à devenir Premier Ministre: mais c'est Pascal Rakotomavo que le président a nommé à ce poste.. . 

    15 Mars 1998: Il soumet à réferendum une Constitution amendée renforçant les pouvoirs présidentiels et ceux des administrations provinciales érigées en "provinces autonomes". 

    Juin 1998: Elections législatives: l'AREMA, parti de l'Amiral-Président fait un retour en force et remporte une confortable majorité avec les candidats dits "d'ouverture". Le Professeur Ange Andrianarisoa est élu Président de l'Assemblée Nationale. 

    Décembre 1999: Le jeune capitaine d'industrie (fabricant des produits laitiers TIKO), Marc RAVALOMANANA remporte, sous l'étiquette "Tiako Iarivo' , les élections municipales en battant l'ancien Premier Ministre Guy Willy Razanamasy à la Magistrature de la capitale Antananarivo. 
    Tantely Andrianarivo, ancien Ministre de l'Industrie de la révolution socialiste et PCA de la Banque Nationale pour l'Industrie BNI/Crédit Lyonnais à Antananarivo, est nommé Premier Ministre, et Pierrot Rajaoanarivelo Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget. Trois Ministres du Leader-Fanilo (Andrianambinina, Soley, et Rija Rajohnson), et deux Ministres AKFM-Fanavaozana (Ny Hasina Andriamanjato et Lila Ratsifandrihamanana) font partie de ce gouvernement. 

    2001: Elections et mise en place des Conseillers provinciaux, des Sénateurs pour compléter le Parlement (M. Honoré Rakotomanana est élu Président du Sénat), et des Gouverneurs pour les "nouvelles" provinces autonomes. Nomination des Commissaires Généraux, nouveaux "Ministres" des provinces. Les six Gouverneurs élus: Razafindehibe (Majunga), Jean de Dieu Maharante (Tuléar), Emilson (Fianarantsoa), Lahady Samuel (Toamasina), Gara Jean Robert (Diego Suarez), Pascal Rakotomavo (Antananarivo). 

    22 Novembre 2001: Decret n° 2001-1080 portant nomination et constatation de désignation et de nomination des membres de la HCC représentant le Sénat, l'Assemblée Nationale et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette modification de la Haute Cour Constitutionnelle est effectuée au dernier moment par le président sortant, dont le mandat arrive à expiration le 09 Février 2002, et ce, après avoir refusé, plusieurs mois auparavant, la demande formulée par le président du parti AVI Norbert Lala Ratsirahonana, ancien Président de la HCC.. 
    D'après l'article 47, dernier alinéa de la Constitution, le président en exercice "continue d'exercer les fonctions de Président de la République jusqu'à l'investiture de son successeur". 
    Marc Ravalomanana et un Magistrat du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) Jean Michel Rasolonjatovo, introduisent des requêtes auprès de la Chambre Administrative de la Cour Suprême, dénonçant les procédures de nomination des membres de la HCC.. 

    16 Décembre 2001: Premier tour de l'élection présidentielle mettant aux prises six candidats: Didier Ratsiraka (Arema), Zafy Albert (Affa), Marc Ravalomanana (Tiako Iarivo), Herizo Razafimahaleo (Leader-Fanilo), Pasteur Daniel Rajakoba et Patrick Rajaoanary (Taratr'i Madagasikara). 

    25 Janvier 2002: La HCC présidée par Georges Thomas Indrianjafy proclame (à l'Hotel l'Ermitage à Mantasoa, ce qui constitue une irrégularité d'après les experts juristes) les résultats de l'élection et appelle un deuxième tour pour le 24 Février 2002 
    Le candidat Marc Ravalomanana (qui affirme que les PV en sa possession montrent plus de 52% en sa faveur) ayant mené au score d'après tous les organes chargés des élections (Ministère de l'Intérieur, Consortium des Observateurs regroupant le KMF-CNOE, Justice et Paix, et.Andry Mason'ny FFKM..), et une grande partie de la population n'acceptent pas le jugement rendu et crient au "Hold-up électoral". Ils exigent la confrontation des procès-verbaux de la HCC avec ceux entre les mains des délégués de chaque candidat, et la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote, pour une parfaite transparence dans le décompte des voix. Le candidat Ratsiraka, Président intérimaire et son équipe ne veulent pas accéder à cette demande. 

    Devant ce refus, avec l'aval du Conseil des Eglises (FFKM), Marc Ravalomanana et le KMSB ("Komity Miaro ny Safidim-Bahoaka", ou Comité pour la Défense du Choix du Peuple) décrètent la grève générale sur la Place du 13 Mai, bloquent la machine administrative et "protègent" la Banque Centrale et le Trésor Public jour et nuit contre d'éventuels fauteurs de trouble. 

    Des délégués parlementaires de la Francophonie, le Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien présidé par l'Ile Maurice viennent aux nouvelles.Une Délégation de l'OUA conduite par son Secrétaire Général, et le S.G. des Nations Unies chargé de l'Afrique viennent pour une médiation et proposent la désignation, par chaque camp, d'une délégation composée de 5 membres : 
    13 au 19 Février 2002: Les négociations entre les délégués des candidats à l'hotel Hilton, sous l'égide des S.G. de l'OUA et de l'ONU, n'ont pas abouti. Les partisans du président sortant, (ce dernier choisit de s'installer dans sa résidence d'Ambodiatafana, à Tamatave), ont installé des barrages sur les routes nationales menant à Antananarivo et instituent un blocus économique de la province et de la capitale.. 

    20 Février 2002: la HCC "constate" officiellement un cas de force majeure, motivant le report de la date du deuxième tour de l'élection présidentielle au 24 Mars 2002, le mandat du président sortant étant venu à expiration le 09 Février 2002, il y a eu rupture dans la légalité de son mandat depuis cette date.. 

    22 Février 2002: Cérémonie d'investiture populaire de Marc Ravalomanana proclamé Président de la République au stade de Mahamasina devant des Magistrats, le Conseil Oecuménique des Eglises de Madagascar, des Officiers de l'Armée et le peuple. 
    Dans la semaine qui suit, Jacques Sylla est nommé Premier Ministre: ce dernier, qui fut Ministre des Affaires Etrangères du régime de Zafy Albert,.forma rapidement un gouvernement réduit (sans Ministre des Affaires Etrangères). 
    Les nouveaux Ministres: M. Narisoa Rajaonarivony (Vice-Premier Ministre chargé de l'Economie, des Finances et du Budget), Mme Alice Rajaonah (Justice), M. Jean Seth Rambeloalijaona (Intérieur), M. Lahiniriako, (Travaux Publics), M. Eric Beantanana (Information, Culture et Communication), Olivier Rakotovazaha (Transports, Tourisme, Environnement), M. Jean Théodore Ranjivason (Jeunesse, Sports et Loisirs), M. Olivier Rajaona (Indusrie et Commerce), M. Jean Louis Rabenandrasana (Population), M. Haja (PTT), M. ElyséeRazaka (Energie et Mines), Pr. Rasamindrakotroka (Santé), M. Jules Mamizara (Forces Armées et Défense), M. Augustin Amady (Police Nationale), M. Albert Radanoara (Fonction Publique)., M. Razafindrandriantsimaniry (Enseignement), M. Julien Reboza (Aménagement). 
    La grève générale cesse, et les services de l'administration reprennent après la nomination de nouveaux responsables. 

    Des actes de terrorisme sont perpétrés dans différentes régions de l'île, et des ponts menant vers la capitale sont "dynamités" et des barrages économiques érigés par les partisans de Didier Ratsiraka. Le Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien est de nouveau dans l'île pour "une collecte d'informations". 

    Mars 2002: Le Gouvernement nomme des Présidents de Délégation Spéciale (PDS) pour chaque province: Victor Sikonina (Tamatave), Pierre Tsiranana (Majunga), Thierry Raveloson (Tuléar), Général Ferdinand Razakarimanana (Antananarivo), Pety Rakotoniaina (Fianarantsoa), Pascal Jaosoa (Diego Suarez) 

    05 Avril 2002: Le président Marc Ravalomanana, dans une déclaration radio-télévisée, appelle toutes les composantes de la nation à déclarer la guerre au terrorisme sous toutes ses formes, et, en particulier, à enlever les barrages imposant un blocus économique de la province d'Antananarivo (pénurie organisée des produits de première nécessité: sel, sucre, riz, huile, carburant...). 

    10 Avril 2002: La Chambre Administrative de la Cour Suprême annule la nomination des Hauts Conseillers relevant des quotas de l'Assemblée Nationale, du Sénat et du Conseil de la Magistrature, rendant du coup "nuls et non avenus" tous les actes prix par cette HCC jusqu'alors, en particulier les résultats de l'élection présidentielle proclamés le 25 Janvier. 

    17 Avril 2002: Les deux présidents sont invités à Dakar par M. Abdoulaye Wade, Président du Sénégal pour des négociations en marge de la Conférence de l'OUA sur le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique. 
    La Chambre Administrative sort un arrêté précisant les conséquences juridiques de sa décision du 10 Avril: elle confirme l'annulation des résultats de l'élection présidentielle, et re-installe la HCC dans son ancienne composition d'avant le 22 Novembre 2001, dont le Président était BOTO Victor. 

    18 Avril 2002: Signature de l'Accord de Dakar par Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana. 

    ACCORD 

    Sous les auspices de l'OUA représentée par son secrétaire général, M. Amara Essy, et de l'ONU, représentée par M. Ibrahima Fall, représentant personnel du secrétaire général, tous assistés des chefs d'État facilitateurs: Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, au nom du groupe des chefs l'État facilitateurs: Mathieu Kérékou (Bénin), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Joaquim Alberto Chissano (Mozambique,. 

    Didier Ratsiraka, président de la République, candidat à la présidence de la République de Madagascar, d'une part, et Marc Ravalomanana, candidat à la présidence de la République de Madagascar d'autre part, 

    se sont convenus d'arrêter ce qui suit: 

    Vu l'arrêt n° 4 du 16 avril 2002 de la Chambre administrative de la Cour suprême dont l'application 
    implique un nouveau décompte contradictoire des voix. 

    Article 1. Les parties conviennent que dans l'hypothèse où aucun candidat n'a obtenu la majorité requise pour être élu au premier tour de scrutin, un référendum populaire portant sur le choix entre les deux candidats sera organisé avec l'assistance des Nations unies, de l'OUA, de l'Union européenne et de la communauté internationale dans un délai de six mois maximum. 

    Article 2. Dans ces conditions, un gouvernement de réconciliation nationale de transition sera mis en place selon les principes suivants: 

    - Le Premier ministre sera désigné d'un commun accord entre M. Didier Ratsiraka et M. Marc Ravalomanana 
    - sur les cinq ministères de souveraineté, M. Ravalomanana proposera deux personnalités à l'Intérieur et aux Finances, 
    - tous les autres membres du gouvernement seront désignés d'un commun accord, à raison de la moitié par M. Didier Ratsiraka et l'autre moitié par M. Marc Ravalomanana. 

    Article 3. Les deux parties conviennent, dès la proclamation des résultats, de mettre en place un Conseil supérieur de la transition, dont la mission est de veiller au bon déroulement de la transition. M. Marc Ravalomanana est désigné en qualité de président de cette institution, avec rang protocolaire de deuxième personnalité de l'État. 

    Article 4. A la place de l'actuel Comité national électoral (CNE), il est créé une Commission électorale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation de la consultation populaire. 

    Article 5. MM. Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana s'engagent, dès la signature du présent accord, à faire respecter la liberté de circulation des biens et des personnes, l'arrêt immédiat de toutes les menaces et violences sur les personnes et les biens, le dynamitage des ponts, ainsi que la levée de tous les barrages sur toute l'étendue du territoire national". 

    Fait à Dakar, le 18 avril 2002 

    21 Avril 2002: "l'ancienne" H.C.C. reconduite est composée de neuf membres: M. Boto Victor 
    (qui démissionne "pour raison de santé"), Indrianjafy Georges Thomas et Berthe Rabemahefa – tous trois nommés par Didier Ratsiraka sous le régime de la « Convention de Panorama » du 
    31 Octobre 1991 instituant la Transition, pratiquent la politique de "la chaise vide" – 
    Mananjara (Doyen, devient nouveau Président), Rakivolaharivony Jeanine Hortense, (sont du quota de l’ancien P.M. Razanamasy), et le reste Imboty Raymond, Rajaonarivony Jean-Michel, Florent Rakotoarisoa et Rakotondrabao Andriatsihafa Dieudonné relèvent du quota de l’ancienne H.A.E. de 1991 présidée par Albert Zafy. 

    29 Avril 2002 : Le nouveau résultat de l’élection présidentielle du 16 Décembre 2001 est proclamé au Ministère des Affaires Etrangères à Anosy: élu au premier tour Marc Ravalomanana avec 51,36% des voix, Didier Ratsiraka obtient 35,90%, Albert Zafy 5,07%, Herizo Razafimahaleo 4,00%, le pasteur Daniel Rajakoba 2,12%, Patrick Rajaonary 1,55%. 

    06 Mai 2002: Investiture "légale" de Marc Ravalomanana au stade de Mahamasina. La Suisse est le premier pays à reconnaitre officiellement le nouveau dirigeant de Madagascar. Didier Ratsiraka considère cette investiture comme "un deuxième coup d'état". Le gouvernement Sylla démissionne. Le président Abdoulaye Wade propose une nouvelle réunion à Dakar. Ravalomanana y envoie Marson Evariste, Manandafy Rakotonirina et Lila Ratsifandrihamanana. 

    14 Mai 2002: Jacques Sylla, reconduit comme Premier Ministre, présente son gouvernement "d'ouverture". Narison Rajaonarivony: Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget, Fleury Lezava: Economie et Planification, Yvan Andriasandratriniony: Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts, Jean Théodore Ranjivason: Enseignement Supérieur, Dieudonné Michel Razafindrandriatsimaniry: Enseignement secondaire et Education de base, Blaise Zoana: Enseignement Technique et Formation Professionnelle, Edouard Alidina: Recherche Scientifique pour le Développement, Andry Rasamindrakotroka: Santé, Davida Rajaona: Industrialisation, Développement du secteur privé et Privatisation, Jules Mamizara: Défense Nationale, Christian Ntsay: Tourisme, Alice Rajaonah: Justice, Alphonse Ralison: Commerce et Consommation, Elysé Razaka: Energie et Mines, Lahiniriko: Travaux Publics, Julien Reboza: Aménagement du Territoire, Jean Seth Rambeloalijaona: Intérieur et Réforme Administrative, Vola Dieudonné Razafindralambo: Fonction Publique, Longin Raondry: Travail et Lois sociales, Olivier Rakotovazaha: Transport, Environnement et Météorologie, Louise Odette Rahaingosoa: Culture, Mamy Rakotoarivelo: Communication, Haja Razafinjatovo: Postes et Télécommunications, Augustin Amady: Sécurité Publique, Marcel Ranjeva: Affaires Etrangères, Jean Louis Rabenandrasana: Population, Eric Beantanana: Secrétariat d'Etat chargé de la Promotion du Commerce extérieur, Juliette Victorine Rahelivololona: S.E. chargé de la Condition féminine et de l'Enfance, Monique Andréas Esoavelomandroso: S.E. chargé de la Décentralisation et du Développement des Provinces autonomes, Hyppolite Rarison Ramaroson, S.E. chargé de la Pêche et des Ressources halieutiques. 

    18 Mai 2002: Herizo Razafimahaleo, fondateur et Président national du Leader Fanilo, se démet de ses fonctions et déclare se retirer officiellement de la scène politique. 

    08 Juin 2002: Le Président Marc Ravalomanana et le sortant Didier Ratsiraka se rendent de nouveau au Sénégal pour la réunion dite de "Dakar II" sous l'égide de l'OUA et du Président sénégalais Abdoulaye Wade, où ces derniers ont soumis des propositions pour sortir de la crise malgache: les deux protagonistes sont rentrés au pays sans avoir signé aucun accord. 

    13 Juin 2002: Le lendemain de l'enlèvement du barrage du pont de la Betsiboka par l'armée gouvernementale, l'ancien président D. Ratsiraka et sa famille quittent Toamasina pour Paris, à bord de l'Airbus mis à la disposition de l'OUA par la France pour la réunion de Dakar II. 

    15 Juin 2002: Le président Marc Ravalomanana envoie un message officiel à son homologue sénégalais Abdoulaye Wade acceptant les termes essentiels de l'accord proposé par l'OUA, à savoir la formation la formation d'un gouvernement de réconciliation nationale et la tenue d'élections législatives anticipées. Il abroge le decret du mois de Mai nommant Jacques Sylla Premier Ministre, et le nomme de nouveau P.M. par un nouveau decret. 

    17 Juin 2002: Les provinces de Majunga et Tuléar, et les régions de la SAVA sont "libérées" des milices pro-Ratsiraka. Le PDS de Tuléar, Thierry Raveloson est installé officiellement par le président Ravalomanana. 

    18 Juin 2002: Le gouvernement "de réconciliation" présenté par Maître Jacques Sylla: Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget: Mr RAJAONARIVONY 
    Narisoa, Economie et Planification: Mr ANDRIAMPARANY Radavidson, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice: Mme RAJAONAH Alice, Affaires Etrangères: Général de Corps d'Armée RANJEVA Marcel, Intérieur et Réforme Administrative: Mr RAMBELOALIJAONA Jean Seth, Défense Nationale: Général de Division MAMIZARA Jules, Sécurité Publique: Mr AMADY Augustin, Enseignement Supérieur: Mr RANJIVASON Jean Théodore, Enseignement Secondaire et Education de Base: Mr RAZAFINDRANDRIANTSIMANIRY Michel, Enseignement Technique et Formation Professionnelle: Mr ZOANA Blaise, Recherche Scientifique pour le Développement: Mr ALIDINA Edouard, Santé: Mr RASAMINDRAKOTROKA Andry, Population: Mr ANDRIAMPANJAVA Jacob Félicien, Travaux Publics: Mr LAHINIRIKO Jean, Aménagement du Territoire: Mr REBOZA Julien, Commerce et Consommation: Mr RALISON Alphonse, Industrialisation et Artisanat: Mr RAJAON Davida, Transports et Météorologie: Mr RAKOTOVAZAHA Olivier, Fonction Publique: Docteur RAZAFINDRALAMBO Vola Dieudonné, Travail et lois Sociales: Mr MAHARAVO Rodelys, Environnement: Général de Division Rabotoarison Charles Sylvain, Energie et Mines: Mr RAZAKA Elisé Alitera, Agriculture et Elevage: Mr RANDRIASANDRANTRINIONY Yvan, Eaux et Forêts: Mr ALIBAY Johnson Honeste, Postes et Télécommunications: Mr RAZAFINJATOVO Haja, Jeunesse, Sports et Loisirs: Mr NDALANA René, Tourisme: Mr NTSAY Christian, Culture: Mme RAHAINGOSOA Odette, Communication: Mr RAKOTOARIVELO Mamy, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Commerce, de la Consommation, chargé de la Promotion du Commerce Extérieur: Mr RAKOTONIRAINY Henri, Secrétaire d'Etat auprès du Vice-premier Ministre des Finances et du Budget chargé de la Décentralisation et du Développement des Provinces Autonomes: Mme Monique ANDREAS ESOAVELOMANDROSO, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et des Eaux et Forêts chargé de la Pêche et des Ressources Halieutiques: Contre-Amiral RARISON RAMAROSON Hippolyte. 

    19 Juin 2002: Un Falcon 900 rempli de mercenaires français soi-disant recrutés par Ratsiraka a été intercepté mardi 18 Juin à Dar es-Salaam par les autorités tanzaniennes. Après un petit moment de flottement bien étrange, le Quai d'Orsay a informé que Paris "a pris les dispositions appropriées" pour que l'avion regagne l'aéroport du Bourget. Les mercenaires sont dirigés par un certain Garibaldi, connu sur le continent africain dans les zones chaudes, en particulier en République démocratique du Congo où il a combattu. 

    |21 Juin 2002: L'organe central de l'OUA réuni à Addis Abeba refuse de reconnaître Ravalomanana, décide de laisser vacant le siège de Madagascar au sein de l'Organisation, et demande l'organisation de nouvelles élections pour départager les candidats Ratsiraka et Ravalomanana. 
    26 Juin 2002: Défilé militaire à Mahamasina pour la célébration du 42ème anniversaire de l'Indépendance de Madagascar: la France n'est pas représentée à la cérémonie, de même que les ambassadeurs de Maurice et d'Algérie. Le président des USA Georges Bush reconnaît officiellement le régime de Ravalomanana, rejoignant le Japon, l'Allemagne, la Suisse, le Danemark, l'Union européenne et les principaux bailleurs de fonds. 

    30 Juin 2002: Mr Pierrot Rajaoanarivelo, Secrétaire national de l'Arema fait une déclaration officielle reconnaissant le "président élu Ravalomanana", et appelle ses membres à oeuvrer avec les nouveaux responsables pour la réconciliation et le redressement du pays. 

    02 Juillet 2002: Sur proposition du Secrétaire national de l'Arema, deux nouvelles personnes sont nommées au sein du gouvernement de réconciliation: Mr Horace Constant, Ministre de la Privatisation et Mme Rasoanirina Merine, Secrétaire d'Etat chargée de la Population et de la Condition féminine. 

    03 Juillet 2002: Visite de 10 heures à Antananarivo de Mr Dominique de Villepin, Ministre français des Affaires Etrangères. Au cours de cette visite, il a signé 4 conventions avec son homologue malgache, et rencontré successivement le Premier Ministre Jacques Sylla et le Président Ravalomanana. Il a annoncé que les avoirs extérieurs de Madagascar que la France a bloqué seront bientôt mis à la disposition des nouveaux responsables du pays. Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le ministre Dominique de Villepin va oeuvrer auprès des chefs d'Etat du Continent encore réticents pour que l'Organisation de l'unité africaine "redonne toute sa place à Madagascar" le plus rapidement possible. 

    04 Juillet 2002: Les forces armées sont entrées, dans la grande tradition des images de libération des villes occupées, à Antsiranana en fin de matinée, follement acclamée par une foule enthousiaste. Le président Ravalomanana nomme les nouveaux sénateurs sur le quota présidentiel représentant le tiers de la chambre haute, soit 30 personnes. 

    05 Juillet 2002: Mr. Ratsiraka et ses proches quittent Madagascar à bord de deux avions pour une escale de 48 heures aux Seychelles à destination de Paris (où il possède un appartement à Neuilly). 

    23 Juillet 2002: Après 11 ans de régime transitoire, depuis '91, ont été élus représentants de l'Assemblée Nationale au sein de la HCC pour 7 ans: Mme RANAMPY Marie Gisèle de l'AVI et Mr RABENINDRAINY Rasamoelison. 

    31 Juillet 2002: Mme Bakoly Rachelle RAZOARIVELO et Mr Auguste ANDRIAMANANDRAIBE sont élus par le Conseil supérieur de la Magistrature pour le représenter au sein de la HCC. 

    06 Août 2002
    : Le Sénat réuni en session extraordinaire ont désigné par un vote consensuel Mr RABEHAJA Fils Edmond présenté par l'AREMA, et Mme RASOAZANAMANGA Raheltine présenté par le TIM (Tiako i Madagasikara nouvellement créé et présidé par Mr RAHARINAIVO, anciennement président du Conseil Municipal d'Antananarivo) pour les représenter au sein de la HCC. 

    16 Août 2002: Pour compléter les 9 membres de la HCC, le président Ravalomanana nomme sur son quota Mr Jean Michel Rajaonarivony, Mr Dieudonné Rakotondrabao Andriantsihafa et Mr Imboty Raymond, les trois seuls "rescapés" de l'ancienne formation. 

    23 Août 2002: Les membres de la nouvelle HCC (présidée par Mr Jean Michel Rajaonarivony), prêtent serment à la salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères, en présence des chefs d'institutions, des membres des corps constitués et des représentants du corps diplomatiques. 

    15 Décembre 2002: Organisation d'élections législatives anticipées exigées par la Communauté internationale, en particulier l'OUA et les bailleurs de fonds. 
    Le parti du président de Madagascar et ses alliés remportent 132 des 160 sièges de l'Assemblée nationale selon les résultats officieux complets affichés lundi 23 décembre par le ministère de l'intérieur. Le parti présidentiel TIM (Tiako'i Madagasikara, "J'aime Madagascar") remporte 102 sièges. Il détient donc à lui seul la majorité absolue. Le TIM a raflé les 26 sièges de la province d'Antananarivo, la plus peuplée du pays et fief du chef de l'Etat. Ses alliés, regroupés dans la Firaisankinam-pirenena (Alliance nationale), disposent quant à eux de 30 sièges. 

    16 Janvier 2003: Nomination du 4ème gouvernement Sylla qui vient d'être reconduit à son poste de Premier Ministre après la proclamation des résultats officiels des législatives par la HCC: Vice-Premier Ministre chargé des Programmes économiques, Ministre des Transports, des Travaux Publics, et de l'Aménagement du Territoire: Mr RAMANDIMBIARISON Zaza Manitranja, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice: Mme RAJAONAH Alice, Intérieur et Réforme Administrative: Mr RAMBELOALIJAONA Jean Seth, Enseignement Supérieur et Recherche scientifique: Mr RANJIVASON Jean Théodore, Sécurité Publique: Mr le Contrôleur général AMADY Augustin, Affaires Etrangères: Général de Corps d'Armée RANJEVA Marcel, Environnement, Eaux et Forêts: Général de Division Rabotoarison Charles Sylvain, Défense Nationale: Général de Division MAMIZARA Jules, Fonction Publique: Docteur RAZAFINDRALAMBO Vola Dieudonné, Santé: Mr RASAMINDRAKOTROKA Andry, Population: Mr ANDRIAMPANJAVA Jacob Félicien, Ministre auprès de la Présidence de la République chargé de la Décentralisation et du Développement des Provinces Autonomes et des Communes: Mme Monique ANDREAS ESOAVELOMANDROSO, Culture: Mme RAHAINGOSOA Odette, Jeunesse, Sports et Loisirs: Mr NDALANA René, Enseignement Secondaire et Education de Base: Mr RAZAFINDRANDRIANTSIMANIRY Michel, Télécommunications, Postes et Communication: Mr RAZAFINJATOVO Haja Nirina,Economie, Finances et Budget: Mr ANDRIAMPARANY Radavidson Benjamin, Agriculture, Elevage et Pêche: Mr RANDRIASANDRANTRINIONY Yvan, Industrialisation, Commerce et Développement du secteur Privé: Mr RAZAFIMIHARY Mejamirado, Energie et Mines: Mr RABARISON Jacquis, Tourisme: Mr MAHAZOASY Roger F., Travail et Lois Sociales: Mr RABENIRINA Jean Jacques. 

    21 Janvier 2003: Jean Lahiniriko, ancien Ministre des Travaux Publics, est élu président de l'Assemblée nationale à Tsimbazaza. 
    Composition du Bureau Permanent pour 5 ans en principe : 
    Président du BP et donc de l'AN : M. Jean Lahiniriko, député TIM de Betioky Sud (et non de Toliara) 
    Premier Questeur: Raharinaivo Andrianatoandro, député TIM d'Ambohidratrimo (ancien cadre de banque, un des Responsables de la gestion chez TIKO) 
    Deuxième Questeur: Betkou Aimé, député TIM de Sakaraha 
    Vice-Président pour la province d'Antananarivo: Mamy Rakotoarivelo (TIM 3è arrondissement de Tana) 
    Vice-Président pour la province d'Antsiranana: Jaosoa Jean Pascal (TIM ex-PDS d'Antsiranana) 
    Vice-Présidente pour la province de Fianar: Mme Ramampy Lechat Zenaide (TIM Ambalavao) 
    Vice-Président pour la province de Mahajanga: Soalahy (TIM Mahajanga II) 
    Vice-Président pour la province de Tuléar: Razakanirina Mahefaritse (TIM Toliara II )


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